», « a fait réaliser à notre armée les plus grands progrès tactiques de toute la guerre », « glissant du registre de l'héroïsme désuet à celui de la résistance à la guerre ou du moins à son évidente absurdité », « La gloire que le maréchal Pétain avait acquise à Verdun ne saurait être ni contestée ni méconnue par la patrie ». Von Falkenhayn et le kronprinz préfèrent attaquer le secteur de Verdun, où les défenses françaises ont été affaiblies (voir plus haut). ». », « Je suis aveugle, dégagez le ciel et éclairez-moi », « Le GQG me donne plus de mal que les Boches », « Les assauts furieux des armées du Kronprinz ont partout été brisés. L’année précédente, la justesse de sa tactique a été démontrée. La fédération nationale des Anciens d’outre-mer et Anciens Combattants des Troupes de marine (FNAOM – ACTDM) est une association de type “loi de 1901”. Il faut gazer la garnison pour la réduire. Ils mettent les moyens pour emporter la décision qui tarde depuis si longtemps. Engagé volontaire à 18 ans en 1917, il participa comme chef de section d'une compagnie aux combats dans la région de Verdun (Saint-Mihiel, Les Éparges, fort de Bois-Bourru, côte de l’Oie, Cumières-le-Mort-Homme) et fut cité à l’ordre de la brigade. Externe links. Malgré tout, la progression allemande est très fortement ralentie. Par une suite ininterrompue d'attaques répétées, il souhaite user l'ennemi dans son ensemble alors que l'armée française compte déjà 600 000 morts dans ses rangs[9]. Toutefois, il faut encore « nettoyer » la place. Les massifs de Haumont, de Herbebois et des Caures sont déchiquetés, hachés, nivelés. Elle est intensément exploitée à partir du matériel roulant d'origine (celui du « Petit Meusien ») mais comme cela ne suffit pas, l'armée utilise aussi des locomotives, voitures et wagons en provenance de toute la France. nécessaire]. Comptant sur la supériorité allemande en artillerie lourde, il va employer la méthode du Trommelfeuer (roulement de tambour) : les canons ne tirent pas par salves mais en feu à volonté, ce qui effectue un pilonnage continu. Deux millions d’obus — un obus lourd toutes les trois secondes — tombent sur les positions françaises en deux jours. Depuis l'automne 1914, le front entre les Français et les Allemands est fixé à une dizaine de kilomètres au Nord de Verdun. La menace économique et ses conséquences sociales sont un des grands déterminants de l'attitude générale adoptée par l'Allemagne tout au long du conflit. Tentant alors une percée, De Gaulle est obligé par la violence du combat à sauter dans un trou d'obus pour se protéger, mais des Allemands le suivent et le blessent d'un coup de baïonnette à la cuisse gauche[62]. La bataille de Verdun fut l'une des plus sanglantes batailles de la Première Guerre mondiale. Ce ralentissement de la progression allemande permet au haut-commandement français de se réorganiser et de placer la 6e armée, nouvellement créée, sur l'aile droite du front, aux environs de Paris. Alors que le réseau n'est pas dimensionné pour absorber un tel trafic, aucun accident n'est à déplorer. Il est économe des efforts de ses hommes et veille à adoucir au maximum la dureté des épreuves pour ses troupes. Les tentatives de percée se terminent en combats locaux sans importance stratégique. Puis ils attaquent sur la rive droite autour du fort de Vaux, de la côte du Poivre, etc. En mars 1916, excédé par celui qu'il juge plus agir en avocat qu'en chef, et conscient que l'armée française s'use plus vite que l'armée allemande tant que les Russes et les Britanniques restent l'arme au pied, Pétain lui répond, que si la mesure s'avère nécessaire, il n'hésitera pas à envisager d'abandonner Verdun. Le champ de bataille a changé d'aspect avec le temps. Dès le 6 mars ils lancent une offensive sur la rive gauche qu'ils avaient épargnée jusque là. Le champ de bataille de 1916 conserve encore aujourd'hui la trace des impacts d'obus. Lorsqu'on se promène dans la forêt, on distingue encore nettement les bords des cratères qui se chevauchent. Von Falkenhayn reste sceptique quant à l'opportunité de poursuivre l'offensive sur le front oriental. Les Empires centraux, encerclés par les pays de l'Entente, sont soumis à d'importantes pressions économiques. Les ressources des territoires occupés sont employées afin d'alimenter l'effort de guerre allemand. Durant l'année 1915, le nouveau commandant en chef des forces allemandes, von Falkenhayn, souhaite concentrer son attention sur le front oriental. Le succès de l'action défensive qui a permis de triompher à Verdun, idée défendue par Pétain à l'encontre des idées dominantes de l'époque qui prônaient l'offensive à outrance, va inspirer la construction de la Ligne Maginot et la conduite des opérations militaires de 1939-1940 du côté français. La bataille s’engage par six jours de pilonnage du fort par les Français. Ce n'est qu'un réglage de tir, le véritable déluge de feu commençant à 7 h 15 avec un obus de 420 mm. Du 21 au 24 octobre les Français pilonnent les lignes ennemies. Christophe Gué, « Verdun », dans François Lagrange (dir. Les régiments sont décimés, les survivants sont regroupés pour recomposer les effectifs. Le chef des armées prête toute son attention à la préparation d’une offensive importante sur la Somme pour soulager le front de Verdun. Cette évolution se traduit également dans les études historiographiques sur la Grande Guerre, qui à l’origine s’intéressaient essentiellement à la question des responsabilités et aux opérations militaires. Un conflit que tous croyaient ne devoir durer que quelques semaines s'annonce plus long que prévu[6]. Cette partie de la forêt de Verdun de 10 000 ha abrite en effet de nombreux lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale et une biodiversité originale : 16 espèces de chiroptères dont des chauves-souris classées dans la liste rouge de la faune menacée nichent dans les ouvrages souterrains, 18 espèces d’amphibiens (crapauds sonneurs à ventre jaune, quatre espèces de tritons crêtés) vivent dans les trous d'obus emplis d'eau et une vingtaine d'espèces d'orchidées (ophrys bourdon, mouche, abeille, orchis négligé) se sont développées spontanément[51]. Bien souvent, la progression des troupes doit se faire en colonne, en évitant les obstacles. Le sol, labouré, devient contraignant, instable, dangereux. L’artillerie, pièce maîtresse de ce champ de bataille, est toujours en faveur du côté allemand avec 2 200 pièces à ce moment-là pour 1 800 pièces côté français. Vingt-deux ans avant de diriger la 6e armée allemande à Stalingrad, Friedrich Paulus était en 1916 Oberleutnant au 2e régiment de chasseurs prussiens et il a participé à la bataille de Fleury au mois de juin. Cette partie du front fut le secteur le plus durement touché de la bataille. Depuis, de nouvelles recherches ont été menées et ont abouti aux chiffres actuels, bien inférieurs aux estimations des anciens combattants. Elle a d’emblée été placée sur le haut patronage : Cette affiche reprend le slogan « On les aura ! Le reste du front français tient coûte que coûte au nord sur la rive droite. Par ailleurs les Allemands pourraient à partir du « saillant de Saint-Mihiel » attaquer aussi les Français par le sud ce qui isolerait Verdun. Un semblant de front est reconstitué. Joffre fait appeler en urgence le général de Castelnau à qui il donne les pleins pouvoirs afin d'éviter la rupture des lignes françaises et une éventuelle retraite des troupes en catastrophe. Futurs experts du Blitzkrieg, Heinz Guderian et Erich von Manstein ont l'un et l'autre servi à Verdun, le premier à l'état-major de la 5e armée, où il était officier de renseignement adjoint, le second au sein de l'état-major de Gallwitz. L'ensemble des fortifications forme la place fortifiée de Verdun. Certaines zones ont depuis été déboisées et rendues à l'agriculture, le travail y reste éprouvant, car les socs des charrues continuent d'arracher à la terre d'impressionnantes quantités d'obus non explosés. L'état-major allemand, après les difficiles batailles sur l'Yser et à Ypres à la fin de l'année 1914, prend conscience que toutes les percées sur le front occidental ne pourront avoir lieu, dans la guerre nouvelle, qu'au prix de pertes immenses. Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952, maréchal à titre posthume) fut capitaine au 93e régiment d'infanterie en 1916 et se battit à Verdun pendant seize mois. Le sort de cette mine, située sous l’importante nappe phréatique d’Alsace et qui renferme encore 42000 tonnes de déchets dangereux, est sujet à polémique depuis des années. Ce fait d'arme est salué avec un grand enthousiasme dans le camps des Alliés de l'Entente. Alors que les tranchées sont creusées tout le long du front, outre le soldat, c'est toute la société qui s'enlise dans le conflit ; la guerre devient totale. Le flot ne doit s’interrompre sous aucun prétexte. Au centre se trouve la citadelle souterraine de Verdun qui sert de poste de commandement. Le général Nivelle reçut ensuite la plaque de grand officier de la Légion d'honneur. De Herinneringsmedaille aan de Slag aan de Somme werd ingesteld voor veteranen van gevechten aan de Somme uit beide wereldoorlogen. Tout en libérant une partie du territoire germanique, cette opération devrait attirer dans une sorte de cul-de-sac les réserves françaises et ainsi affaiblir le reste du front qui pourrait alors être de nouveau attaqué avec plus de succès. Avec l'enlisement du conflit et la baisse rapide des stocks des armées, les nations en guerre, en plus de relancer leur commerce et leur industrie, doivent s'assurer de subvenir aux besoins de la troupe et de ceux restés à l'arrière. Il faut percer, reprendre la guerre de mouvements et en finir. Une expédition de secours est anéantie le 6 juin. Tous les régiments de l'armée française vont ainsi « défiler à Verdun ». C'est la mise en œuvre de leur plan d'anéantissement de l'armée française. Le fer, le feu et la boue forment la triade infernale composant la vie du « poilu », mais aussi celle du « Feldgrau » allemand. Le haut-commandement peut ainsi tenir ce front avec des unités en moins, lesquelles seront redéployées à l'est en vue d'une importante offensive. Manifestement, les objectifs de Falkenhayn ne sont pas atteints. C’est le début de l’opération baptisée Gericht (mot allemand qui signifie tribunal, jugement et, assez fréquemment, lieu d'exécution[31]) par les Allemands et d'une bataille qui va durer dix mois et faire plus de 300 000 morts et 700 000 victimes. Cela permet de concentrer les feux sur les points les plus menacés. À la fin de la campagne de 1914, tous les belligérants sont confrontés aux mêmes difficultés économiques.